Un pêcheur palestinien a été tué dimanche au large de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, après des tirs attribués aux forces navales israéliennes, selon des informations relayées par l'agence de presse palestinienne WAFA.
D'après des sources locales citées par les médias palestiniens, des vedettes israéliennes auraient ouvert le feu à l'arme automatique sur une embarcation de pêche évoluant dans les eaux côtières de Deir al-Balah. Le pêcheur aurait succombé à ses blessures sur place.
L'armée israélienne n'avait pas immédiatement commenté l'incident au moment de la publication des premières informations.
Une activité devenue extrêmement dangereuse
Les organisations palestiniennes dénoncent depuis plusieurs années des incidents réguliers impliquant des pêcheurs gazaouis en mer Méditerranée.
Selon ces sources, les embarcations palestiniennes sont fréquemment confrontées à des tirs d'avertissement, à des interceptions, à des saisies de matériel ou à des restrictions d'accès aux zones de pêche imposées par Israël pour des raisons de sécurité.
Les autorités israéliennes affirment de leur côté que ces mesures visent à empêcher les infiltrations maritimes et le transport d'armes vers la bande de Gaza.
Un secteur économique en crise
Depuis le déclenchement de la guerre à la suite des attaques du 7 octobre 2023, l'activité de pêche s'est considérablement réduite dans l'enclave palestinienne.
Les restrictions maritimes, les opérations militaires et l'insécurité permanente ont fortement limité les sorties en mer. Pour de nombreuses familles vivant traditionnellement de la pêche, cette situation a provoqué une aggravation de la crise économique déjà profonde qui touche Gaza.
Les associations de pêcheurs estiment que plusieurs milliers de personnes ont perdu tout ou partie de leurs revenus depuis le début du conflit.
Une situation humanitaire toujours critique
Cet incident intervient alors que la situation humanitaire dans la bande de Gaza demeure particulièrement préoccupante.
Les infrastructures civiles ont été lourdement affectées par les combats, tandis que l'accès à la nourriture, à l'eau potable et aux soins médicaux reste extrêmement difficile dans de nombreuses zones de l'enclave.
Les organisations internationales continuent d'appeler à une meilleure protection des civils et au respect du droit international humanitaire par l'ensemble des parties impliquées dans le conflit.
Alors que les affrontements se poursuivent et que les négociations en vue d'une désescalade restent fragiles, chaque nouvel incident contribue à alimenter les tensions dans une région déjà profondément marquée par plus de vingt mois de guerre.
