La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas n’est pas seulement une opération militaire spectaculaire. Elle constitue avant tout une opération de renseignement total, révélant le niveau de pénétration, de surveillance et de contrôle exercé par les États-Unis sur un État souverain bien avant toute action armée.
Derrière les hélicoptères et les forces spéciales, ce sont les agences de renseignement américaines qui ont été l’épine dorsale de l’opération.
Une mobilisation complète de la communauté du renseignement
Selon des sources officielles américaines, plusieurs agences ont activé des cellules de crise dédiées afin de soutenir en temps réel les opérations du Special Operations Command et du Southern Command.
Ont été directement impliquées :
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la CIA, pour les opérations clandestines et le ciblage humain,
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la NSA, pour l’interception des communications, la géolocalisation et l’alerte avancée,
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la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), pour l’imagerie satellitaire et la cartographie de précision,
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ainsi que le Cyber Command, chargé des opérations numériques offensives.
Cette synergie confirme que l’opération n’était pas improvisée, mais préparée pendant des mois, voire des années.
La traque d’un chef d’État comme d’une cible terroriste
Le général Dan Caine, président des chefs d’état-major interarmées, a reconnu que les services américains avaient établi un portrait granulaire de la vie quotidienne de Maduro :
ses déplacements, ses habitudes alimentaires, ses vêtements, ses résidences, jusqu’aux détails concernant ses animaux domestiques.
Cette méthode, habituellement réservée aux chefs de réseaux terroristes, marque une criminalisation absolue d’un dirigeant politique, assimilé à une cible militaire prioritaire.
Plusieurs sources indiquent que la CIA menait des opérations clandestines permanentes à Caracas, utilisant des actifs parmi les plus sensibles de l’appareil de renseignement américain.
Guerre électronique et blackout stratégique
Lors de l’assaut, Caracas a subi une extinction partielle de ses infrastructures électriques et de communication. Donald Trump a lui-même reconnu que les États-Unis disposaient d’une “expertise” leur permettant de plonger la capitale dans le noir, sans en préciser les moyens.
Cette déclaration suggère une combinaison d’actions :
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cyberattaques,
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guerre électronique,
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perturbation des réseaux civils et militaires.
La frontière entre opération de police, cyber-guerre et acte de guerre classique disparaît totalement.
Un précédent qui fracture l’ordre international
Si certains responsables républicains saluent une démonstration de force destinée à dissuader les adversaires de Washington, d’autres voix, y compris au sein du Sénat américain, alertent sur les conséquences globales.
Le sénateur démocrate Mark Warner a résumé l’enjeu central :
si les États-Unis s’arrogent le droit d’envahir un pays pour capturer un dirigeant accusé de crimes, qu’est-ce qui empêche demain la Chine d’agir contre Taïwan, ou la Russie contre l’Ukraine ?
En franchissant cette ligne, Washington contribue à l’effondrement des règles minimales censées contenir le chaos mondial.
Conclusion : l’ère du ciblage présidentiel
L’opération contre Nicolás Maduro inaugure une nouvelle phase des relations internationales :
celle où les chefs d’État deviennent des cibles de renseignement global, traquées, isolées et enlevées, sous couvert de justice extraterritoriale.
Derrière le discours sécuritaire, c’est un message clair adressé au monde :
aucun dirigeant n’est à l’abri si son pays résiste à l’ordre unipolaire.
Le renseignement n’est plus un outil de prévention.
Il est devenu une arme de domination stratégique totale.
