Le président de la Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, a réaffirmé le soutien d’Ankara à une solution diplomatique face aux crises qui secouent actuellement le Moyen-Orient, à la suite des frappes iraniennes visant plusieurs pays du Golfe.
Cette position a été exprimée lors d’un entretien téléphonique avec l’émir du Koweït, Mishal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, selon un communiqué officiel du Département des communications de la présidence turque.
Priorité au dialogue
Erdogan a souligné que le dialogue et la négociation constituent « la voie la plus appropriée » pour résoudre les tensions actuelles. Il a assuré que la Türkiye poursuivra tous les efforts nécessaires pour favoriser un climat de paix dans les plus brefs délais.
Le chef de l’État turc a également exprimé son regret face aux attaques iraniennes contre le territoire koweïtien et adressé ses vœux de sécurité et de stabilité au pays.
Un contexte régional explosif
Dimanche, le ministère koweïtien de la Santé a annoncé qu’une personne avait été tuée et que 20 autres, toutes de nationalité étrangère, avaient été blessées à la suite des frappes.
Le Koweït figure parmi les États ciblés par des missiles iraniens aux côtés de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, du Qatar, des Émirats arabes unis, d’Oman et de la Jordanie.
Ces attaques interviennent en riposte à l’offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, plongeant la région dans une phase d’escalade militaire majeure.
Ankara en position d’équilibre
En appelant à la diplomatie tout en condamnant les frappes, Ankara tente de maintenir une position d’équilibre délicate : soutien aux pays du Golfe touchés, sans s’inscrire ouvertement dans une logique d’affrontement direct.
Dans un contexte où les tensions s’intensifient et où les fronts se multiplient, la Turquie cherche à se positionner comme acteur stabilisateur, misant sur la médiation plutôt que sur la confrontation.
