Le président Donald Trump a affirmé mardi que les États-Unis n’avaient pas été contraints par Israël d’entrer en guerre contre l’Iran, rejetant l’idée que Washington aurait agi sous pression de Tel-Aviv.
S’exprimant lors d’une rencontre à la Maison-Blanche avec le chancelier allemand Friedrich Merz, Trump a déclaré qu’il avait personnellement pris l’initiative d’engager les frappes conjointes.
« C’était mon opinion qu’ils allaient attaquer en premier, et je ne voulais pas que cela arrive », a-t-il affirmé, ajoutant :
« S’il y a eu une pression, c’est peut-être moi qui ai forcé la main d’Israël. »
Divergence avec Marco Rubio
Les déclarations du président semblent contredire celles du secrétaire d’État Marco Rubio, qui avait indiqué que Washington savait qu’Israël préparait une offensive contre Téhéran avec ou sans soutien américain.
Rubio avait expliqué que des frappes préventives américaines visaient à limiter les pertes potentielles en cas de riposte iranienne.
Cette divergence alimente des interrogations sur la séquence décisionnelle ayant conduit au déclenchement du conflit.
Bilan humain et escalade régionale
Après quatre jours d’opérations militaires conjointes américano-israéliennes :
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Au moins 6 militaires américains ont été tués
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Environ 800 morts sont rapportés en Iran
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Plus de 50 décès signalés dans le sud du Liban
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11 morts en Israël après des frappes de missiles iraniens
L’ambassade américaine en Arabie saoudite a été visée par des drones, tandis que Washington a exhorté ses ressortissants à quitter le Moyen-Orient, malgré la fermeture partielle de nombreux espaces aériens.
Capacités militaires iraniennes affaiblies ?
Trump a qualifié la campagne de « succès retentissant », affirmant que la marine et l’aviation iraniennes auraient été largement neutralisées.
Israël a également annoncé avoir frappé une réunion de hauts responsables iraniens chargés de désigner un nouveau guide suprême après la mort de Ali Khamenei au premier jour du conflit.
Vers un conflit élargi ?
Le ralentissement apparent des tirs de missiles iraniens contre Israël pourrait refléter l’impact des frappes occidentales, mais la situation demeure extrêmement volatile.
Entre frappes croisées, attaques contre des missions diplomatiques et tensions au Liban impliquant le Hezbollah, le risque d’embrasement régional reste élevé.
